Les jeunes néphrologues publient #SFNDT2018: Etude de l’immunité cellulaire non spécifique des patients atteints d’un syndrome néphrotique par un test à l’interféron gamma

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Les jeunes néphrologues publient #SFNDT2018: Etude de l’immunité cellulaire non spécifique des patients atteints d’un syndrome néphrotique par un test à l’interféron gamma


Le CJN s’attache à mettre en avant les travaux scientifiques de ses membres et de la jeune génération néphrologique. Durant la #SFNDT2018 les internes sont à l’honneur. Nous relayons ici le poster publié par Marion Cremoni, interne de Néphrologie à Nice, et son équipe. Félicitation à eux pour ce beau travail!

Vous pourrez retrouver cette communication dans l’espace poster dès mercredi sous la référence PN49M.

Etude de l’immunité cellulaire non spécifique des patients atteints d’un syndrome néphrotique par un test à l’interféron gamma

Introduction

Le syndrome néphrotique, quelle qu’en soit la glomérulopathie causale, se caractérise par une susceptibilité aux infections bactériennes. L’altération de la réponse immunitaire humorale est en partie due à une dysfonction primaire des lymphocytes B et à une fuite urinaire d’immunoglobulines G (IgG). Les mécanismes responsables de la diminution de l’immunité cellulaire sont moins connus. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer l’immunité cellulaire non spécifique des patients atteints d’un syndrome néphrotique en comparaison à des sujets sains par un test immunologique objectif fondé sur la mesure du taux d’interféron gamma après stimulation aspécifique des lymphocytes T et NK.

Méthodes

Vingt patients atteints de syndrome néphrotique (âge moyen 58 ans, 8 femmes, 14 hommes, 13 maladies actives (A), 7 en rémission (R)) et 9 sujets sains (HD) ont été inclus dans cette étude de cohorte interventionnelle transversale monocentrique. Le test QuantiFERON Monitor® (QFM) pour étudier l’immunité cellulaire aspécifique a été réalisé dans l’ensemble de la cohorte.

Résultats

Les patients ayant un syndrome néphrotique actif présentaient un taux médian d’interféron gamma (IFN en UI/mL) après stimulation significativement plus bas que les sujets sains ou les patients en rémission (A 87,7 UI/mL vs R 438 UI/mL vs HD 697 UI/mL, p = 0,015). Nous avons classé les patients en trois groupes selon leur réponse T : réponse faible si taux d’IFN inférieurs à 15 UI/mL, modérée si taux compris entre 15 et 500 UI/mL et élevée si taux supérieurs à 500 UI/mL. Les variables âge, sexe, diabète, hypertension artérielle, insuffisance rénale chronique, tabagisme (actif ou sevré), glomérulopathie causale, et les paramètres sériques : protéinurie, urée, ferritine, CRP, fibrinogène, polynucléose, lymphocytose et dosage pondéral des IgA n’étaient pas statistiquement différents entre les trois groupes. L’albuminémie apparait significativement plus faible (p = 0,04) et les valeurs du dosage pondéral des IgG semblent moindre (p = 0,068) dans le groupe à réponse faible.

Conclusion

La réponse immunitaire cellulaire après stimulation aspécifique des lymphocytes T et NK est significativement plus faible chez les patients présentant un syndrome néphrotique actif par rapport aux patients en rémission ou aux sujets sains. Le QFM pourrait être un outil clinique identifiant les patients les plus immuno-incompétents, à risque de complications infectieuses. Un essai prospectif de plus grande ampleur est nécessaire pour valider ces résultats et les corréler à la survenue d’évènements infectieux.

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