9 – Vers les bloqueurs non stéroïdiens du MRpearlweb2025-10-13T18:44:21+02:00
- Le développement de la finerenone fait suite à un programme de screening des laboratoires Bayer sur environ 1 000 000 de molécules. Ce programme identifie un cluster de dihydropyridines ayant une activité in vitro antagoniste du MR. (1)
- Après un travail d’optimisation chimique de ces composés dihydropyridiniques, la finérénone a été synthétisée et identifiée in vitro comme un bloqueur potentiel du MR en 2012.
- Ces travaux préliminaires ont permis de passer ensuite à la phase clinique.
- Citons l’étude contrôlée randomisée de phase IIb ARTS-DN réalisée sur 821 patients diabétiques de type 2 albuminuriques (UACR ≥ 30mg/g) déjà sous bloqueurs du SRAA. Cette étude a montré que la finerenone diminuait l’albuminurie avec un effet-dose.(2)
- La finerenone est la molécule au développement le plus avancée mais d’autres molécules sont en cours de test (esaxerenone, apararénone)
- On voit à travers cette rétrospective que le développement des bloqueurs non stéroïdiens du MR est l’épisode actuel d’une longue histoire visant à ralentir l’évolution des maladies rénales chroniques en contrôlant le système rénine angiotensine aldostéronE

- Les principales études ayant conduit à l’AMM de la finerenone sont FIDELIO-DKD (1), FIGARO-DKD (2) et l’analyse poolée de ces deux travaux, FIDELITY (3)
- Les patients inclus étaient diabétiques de type 2, albuminuriques (UACR ≥ 30mg/g) sous dose maximale tolérée de bloqueurs du SRAA, avec un DFG minimal pour l’inclusion variable selon l’albuminurie mais ≥ 25mL/min/1,73m2.
- Il y avait 2 outcomes primaires : un critère composite rénal (délai IRT, baisse de 40% du DFG, décès d’origine rénal) et un critère composite cardio-vasculaire (délai pour décès CV, IDM, AVC, hospitalisation pour insuffisance cardiaque)
- 13026 patients d’un âge moyen de 64,7ans, avec un DFG moyen de 57.5 ± 21.6 et un ratio UACR médian de 514mg/g ont été inclus dans l’analyse de FIDELITY avec un suivi médian de 3 ans.
- Le critère composite rénal est survenu chez 5,5 % des patients du groupe finerenone versus 7,1 % des patients du groupe placebo (figure) avec une réduction moyenne du ratio UACR à 4 mois de 32%
- Le critère composite cardiaque est survenu chez 12,7 % des patients du groupe finerenone versus 14,4 % des patients du groupe placebo
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