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Les Jeunes Néphrologues publient!

Le CJN s’attache à mettre un avant les travaux scientifiques de ses membres et de la jeune génération néphrologique.
Nous relayons sur notre site et les réseaux sociaux vos publications scientifiques.

Vous avez publié un article? Présenté un abstract? Un Poster?
Envoyez-le-nous en anglais ou en français, nous le diffuserons dans sa forme résumée. L’objectif est de promouvoir la recherche des jeunes néphrologues, il n’y aura donc pas d’analyse critique des articles que vous présentez tel que nous le faisons pour la biblio du CJN.
Les formats .doc ou .ppt sont préférables.

L’objectif? Accorder le plus de visibilité à vos travaux et montrer le dynamisme des jeunes néphrologues.

Amitiés

BJN # 44 La mutation PKD2 passée au crible via la cohorte GENKYST

PKD2-Related Autosomal Dominant Polycystic Kidney Disease: Prevalence, Clinical Presentation, Mutation Spectrum, and Prognosis

L’équipe du Pr. Le Meur du CHU de Brest, grâce à la collaboration des centres de la Société de Néphrologie de l’Ouest, a recueilli en une cohorte (Genkyst) les données des patients atteints d’une polykystose autosomique dominante. Une analyse génétique était systématiquement réalisée chez ces patients et a permis de réaliser cette étude parue récemment dans l’AJKD reprenant les données cliniques et épidémiologiques des patients atteints de la mutation PKD2.

Entre janvier 2010 et mars 2016, les 22 centres de la région ouest française ont inclus 293 patients avec une mutation PKD2 issu de 203 familles avec au total 83 mutations différentes. Cela représente 20,2% des mutations de la cohorte GENKYST. En prenant en compte les patients venant de la région Bretagne, une prévalence de la mutation a été estimée à 2,31/10.000 habitants.

La présentation clinique conduisant les patients au diagnostic d’une mutation PKD2 peut être résumée en 3 situations : dépistage chez les patients avec un ATCD familial de polykystose rénale, un symptôme clinique du à une complication urologique ou dans le bilan d’une insuffisance rénale.

L’âge médian au diagnostic était de 42 ans et le diagnostic était fait plus tôt chez les femmes. 75% des patients étaient hypertendus au moment du diagnostic et 59,7% des patients ont rapporté au moins un évènement urologique (douleur lombaire, hématurie macroscopique, lithiase, infection urinaire). L’âge médian d’arrivée en dialyse était de 77,8 ans (41,5-84,6ans) dont la distribution est reprise dans la Fig 1. Une régression linéaire a été réalisée pour évaluer les facteurs influençant l’arrivée en dialyse (Fig 2).

Fig 1

Fig 2

En conclusion, les patients atteints d’une mutation PKD2 ont un âge d’arrivée en dialyse plus tardif que les patients atteints d’une mutation PKD1. Le sexe masculin, l’âge et le type de mutation influencent l’évolution vers l’IRCT. Au vu de ce profil évolutif, les auteurs s’interrogent sur le bénéfice de l’utilisation du tolvaptan chez ces patients

Merci à Léonard Golbin (Néphrologue au CHU de Rennes, Comité Scientifique du CJN) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !

ICU Patients Requiring Renal Replacement Therapy Initiation: Fewer Survivors and More Dialysis Dependents From 80 Years Old

Le CJN s’attache à mettre un avant les travaux scientifiques de ses membres et de la jeune génération néphrologique. Nous relayons ici l’article de Morgane Commereuc (CCA, HEGP, Paris), dans Critical Care. Félicitation à elle pour ce beau travail!

 

ICU Patients Requiring Renal Replacement Therapy Initiation:

Fewer Survivors and More Dialysis Dependents From 80 Years Old

Introduction L’insuffisance rénale aigüe (IRA), nécessitant l’épuration extra rénale (EER) en réanimation, est associée à une lourde mortalité. Le bénéfice de l’initiation d’une EER pour IRA, pour des patients âgés de 80 ans et plus, n’est pas établie. L’objectif était de comparer le risque de décès hospitalier et/ou de dépendance à la dialyse chronique à la sortie de l’hôpital de ces patients à ceux de patients plus jeunes.

Patients/matériels et méthodes 1530 patients, non dialysés chroniques avant l’admission et traités par EER pour une IRA, de 2005 à 2013, en réanimation ont été inclus. 289 patients de cette cohorte observationnelle et rétrospective avaient 80 ans et plus.

Valeurs individuelles du taux de filtration glomérulaire estimé de référence (eGFR) chez les survivants âgés de 80 ans et plus selon le besoin de dialyse d'entretien chronique.

Résultats L’âge devenait un facteur de risque indépendant de mortalité à partir de 80 ans. Parmi les 499 survivants à la sortie de l’hôpital, 17% restaient dépendants d’une dialyse chronique. Pour les patients de 80 et plus, la dépendance à la dialyse chronique est 2 fois plus fréquente comparativement aux patients plus jeunes (30% versus 14%) mais l’âge ≥ 80 ans, pris isolément, n’était pas un facteur associé à une plus grande dépendance à la dialyse chronique. En revanche, les patients âgés de 80 ans et plus avec une insuffisance rénale chronique (IRC) terminale pré existante avaient un risque 4 fois plus élevé de dépendance à la dialyse chronique. Pour les patients âgés, l’altération préexistante de la fonction rénale était le seul facteur associé au risque de dépendance à la dialyse chronique. Le seuil de DFG estimé de base, permettant au mieux de prédire une dépendance à la dialyse chronique à la sortie de l’hôpital, était un DFG e de base < 44ml/min/1,73m2. 57% des patients âgés dépendants de la dialyse chronique à la sortie de l’hôpital rentraient au domicile et 90% étaient vivants à 3 mois.

Conclusion L’initiation d’une EER pour une IRA doit prendre en compte l’âge et la fonction rénale pré existante.

 

Pourquoi adhérer au CJN ?

Tout ce qu’il faut savoir pour être un jeune néphrologue du XXIème siècle…

 

Qu’est-ce que ce « Club »?   

Le Club des Jeunes Néphrologues est une association à but non lucrative regroupant les néphrologues âgés de moins de 41 ans à jour de leur cotisation (10 euros pour les néphrologues non thésés, 20euros pour ceux qui sont thésés). Le but est d’échanger, de s’entraider, de se former dans une ambiance conviviale.

 

Pourquoi adhérer?

  • Pour participer à nos événements :
    • Réunion Annuelle regroupant des présentations originales et pointues pour rester « up to date » et des moments sympathiques dans des lieux d’exception.
    • KCC pour se former à tout ce qu’on apprend pas à la fac et qui est bien utile : statistiques, bibliographie, prise de parole en public.
  • Parce que le CJN participe aux frais des Jeunes Néphrologues :
    • Prise en charge des frais d’impression de vos posters pour les adhérents du Club.
    • Prise en charge des frais de déplacement au Séminaire Recherche.
  • Pour récupérer les présentations de nos Réunions Annuelles sur notre site internet, dans la zone membre réservée aux adhérents.
  • Pour se tenir au courant, grâce à notre site internet :
  • Parce que le Club est là pour vous : faites nous part de vos projets, nous vous aiderons !
  • Parce que le CJN aura toujours à cœur de porter les voix des Jeunes Néphros, auprès de nos ainés ou des instances extra-néphrologiques.
  • Et parce qu’il faut montrer le dynamisme et la convivialité de notre belle spécialité!

Ou ça se passe ?

Ici!!

Comment on fait ?

Un simple formulaire à remplir, une modique cotisation (10€ pour les internes, 20€ pour les médecins thésés), 5 minutes, c’est fait!

Et si j’ai une question, une idée, une suggestion ?

C’est là!!

Le service de physio de l’HEGP recrute un CCA

Un poste de CCA/AHU est disponible dans l’Unité d’explorations fonctionnelles métaboliques et rénales (Professeur Pascal Houillier), Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris.

à compter du 1er novembre 2017 et pour une durée minimale de 2 ans.

L’unité est composée de 2 secteurs :

– un hôpital de jour, axé sur la prise en charge des anomalies de l’homéostasie de l’eau et des électrolytes, de la lithiase rénale et de la maladie rénale chronique

– un laboratoire de biologie spécialisée (hormonologie, en particulier), permettant le diagnostic et le suivi des patients accueillis dans l’hôpital de jour ; cette structure offre également ses services à l’extérieur.

Elle a des liens fonctionnels étroits avec le service de néphrologie et le service de génétique. Elle fait partie du centre de référence « Maladies Rénales Héréditaires de l’enfant et de l’adulte » et des filières OSCAR et ORKID.

L’équipe médicale est composée d’un PU-PH, un MCU-PH, un PHU, 3 CCA/AHU (dont le poste vacant) et un DES/DFMS.

Le candidat sera amené à assurer les missions suivantes :

  • Prise en charge clinique et diagnostique des patients admis en hôpital de jour
  • Prescription et suivi des résultats pour les patients admis en hôpital de jour
  • Validation de la biologie du laboratoire de l’unité
  • Enseignement clinique et théorique aux étudiants en médecine
  • Avis extérieurs

Les candidatures (CV et lettre de motivation) doivent être envoyées à Pascal Houillier (pascal.houillier@aphp.fr) avant le 31 mai 2017.

 

 

Les diapos de la RA sont en ligne!

Les diapos de la Réunion Annuelle 2017 à Lyon sont disponibles, en accès pour nos membres. Vous les trouverez dans la zone membre, sous la partie « contenu ». Les diapos de la RA 2016 sont également en ligne, celles des années précédentes seront intégrées progressivement.

Nous espérons que cette Réunion Annuelle vous a plu, et espérons vous revoir nombreux l’année prochaine à Paris.

Grand merci aux orateurs qui nous ont fourni leur présentations !

BJN # 43 Un régime pauvre en calcium protège-t-il des lithiases?

Comparison of two diets for the prevention of recurrent stones in idiopathic hypercalciuria

Cette étude a été réalisée afin d’évaluer l’efficacité du régime pauvre en calcium pour les patients avec une maladie lithiasique rénale sur hypercalciurie idiopathique. Les deux groupes randomisés de 60 hommes, ayant eu au moins 2 épisodes de calculs, ont été soumis soit à un régime normal en calcium (1200 mg/j) associé à un régime pauvre en protéines et en sel; soit un régime pauvre en calcium (400 mg/j) pendant 5 ans. Le critère analysé était la survenue d’un nouvel épisode de colique néphrétique et/ou la constatation radiologique d’au moins un calcul par échographie ou ASP (le patient arrêtant alors l’étude).

On constate une augmentation significative du risque de récidive lithiasique de l’ordre de 50 % en cas de régime pauvre en calcium, en particulier favorisée par l’augmentation de l’oxalurie (l’oxalate alimentaire n’étant plus complexé dans le tube digestif par du calcium alimentaire). Dans ce groupe, la diminution des apports sodés et protidiques s’accompagne également d’une réduction de la calciurie, supérieure au groupe « pauvre en calcium ». Les résultats ont également été catégorisés en 4 sous groupe de « faible » et « fort » risque de récidive (selon l’activité lithiasique antérieure) et trouvés similaires.

BJN#43 Regime calciuqe et lithiases

Il faut prendre en compte dans cette étude l’association des restrictions protidiques et sodés dans le groupe en régime normal en calcium (natriurèse/2 par rapport au groupe pauvre en calcium), et les possibles problèmes d’observance du régime sur cette longue période de 5 ans (observance uniquement évaluée sur des recueils urinaires annuels).

En conclusion : En cas de lithiase sur hypercalciurie idiopathique, il ne faut pas proposer une réduction des apports calciques (ce qui augmenterait l’oxalurie) mais limiter les apports sodés et protidiques (ce qui diminuera la calciurie).

Merci à Lucile Figueres (Néphrologue à l’HEGP, Comité Scientifique du CJN) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !

BJN # 42 Quoi de neuf en transplantation rénale pour les patients infectés par le VIH?

Update on kidney transplantation in human immunodeficiency virus infected recipients

L’infection par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH)  est un problème de santé mondial. Les récentes avancées en matière d’antirétroviraux ont modifié l’évolution de la maladie vers une forme chronique limitant la morbidité liée à la survenue d’infections opportunistes. La néphropathie associée au VIH (HIVAN) reste une cause majeure d’insuffisance rénale chronique terminale, à laquelle s’associent désormais hypertension artérielle, diabète, et toxicité des antirétroviraux. La transplantation rénale a longtemps été formellement contre-indiquée chez ces patients. Il est désormais possible de greffer ces patients dont l’évolution semble néanmoins marquée par davantage de rejet et dont l’immunosuppression n’est actuellement pas codifiée. Cette revue synthétise les connaissances actuelles de la transplantation rénale chez les patients infectés par le VIH.

Depuis l’introduction des antirétroviraux, certaines études retrouvent une survie des greffons et des patients comparables au non-VIH appariés, et d’autres une survie superposable à celle des transplantations chez des patients de plus de 65 ans non VIH. Ces résultats sont également observés dans les transplantations à partir de donneurs vivants. La co-infection par le VHC réduit cette survie dans l’ensemble des études, mais ces données pourraient rapidement changer grâce aux nouveaux traitements disponibles, qui permettent 90 à 95% de réponse virologique prolongée sans limites d’utilisation après greffe.

Parmi les complications, les observations ne mettent pas en évidence un sur-risque d’infections opportunistes malgré l’immunosuppression. La fréquence des rejets aigus avoisine 15% contre 8% chez les non-VIH sans impacter la survie des greffons à court terme.  Les facteurs de risques principaux seraient l’utilisation de ciclosporine et un greffon de donneur décédé. L’interaction des anti-calcineurines avec les antirétroviraux et la minimisation de l’immunosuppression chez ces patients pourraient expliquer ces résultats. La récidive de HIVAN est rare en absence de réplication du virus.

Les protocoles de thérapie immunosuppressive manque d’uniformité. Les anti-IL2 récepteur monoclonaux semblent préférables en induction par rapport au sérum anti-lymphocytaire responsable de deux fois plus d’infection dans une étude multicentrique.  Le traitement d’entretien reste discuté. En effet les inhibiteurs de mTor auraient une action de down-régulation du récepteur CCR5 diminuant la capacité d’infection du VIH, alors que la ciclosporine agirait en interférant avec le processus de réplication du VIH. Aucune étude ne compare les anti-calcineurines, la discussion doit donc porter sur les risques de rejet encourus sous ciclosporine face aux risques cardiovasculaires à long terme du tacrolimus. L’adjonction de mycophenolate mofetil pourrait potentialiser les effets des antirétroviraux et les glucocorticoïdes favoriseraient l’augmentation des populations lymphocytaires CD4+  et réduiraient la charge virale.

Il n’existe pas de consensus sur la stratégie antirétrovirale à adopter. Les inhibiteurs de l’intégrase (tels que le raltegravir ou le dolutegravir) peuvent être utilisés en association des inhibiteur nucléosidiques de la transcriptase inverse tel que l’abacavir et la lamivudine/emtricitabine. La surveillance de dose de ces derniers est recommandée. Le tenofovir est à éviter du fait de sa toxicité rénale alors que les antagonistes de CCR5 tel que le maraviroc pourrait avoir un effet bénéfique sur la réduction du risque de rejet. Une surveillance des taux d’immunosuppresseurs doit être réalisée notamment sous inhibiteurs des protéases, par leur effet inhibiteur du cytochrome P-450.

Grâce à l’amélioration des thérapeutiques antirétrovirales, la possibilité de transplantation rénale des patients insuffisants rénaux chroniques infectés par les VIH est démontrée. L’optimisation des protocoles d’immunosuppression reste à définir par des études de plus grande ampleur.

Merci à Alexandra Delion (Interne à Viencennes, Comité Scientifique du CJN) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !

BJN # 41 Activité physique des patients dialysés

Exercise in patients on Dialysis: A multicenter, randomized Clinical Trial

Les bénéfices cliniques de l’exercice physique chez les patients dialysés a déjà été démontré dans plusieurs publications, néanmoins l’intensité et la répartition optimale entre les périodes dialytiques et interdialytiques reste à définir. De plus ces programmes se confrontent rapidement à des problèmes économiques, d’organisation et d’adhésion des patients.

Les auteurs ont ici testé un programme simple, individualisé, d’entrainement à domicile, dans le cadre d’une étude multicentrique randomisée.

Voir la vidéo du programme d’exercice

Résultats:

Les données de 227 patients ont été analysées (2009-2011), ils étaient issus de 13 centres de néphrologie et ont été répartis dans 1 bras « exercice » (n=104) et un bras contrôle (n=123). Les patients étaient en majorités traités par hémodialyse (n=90) et a moindre niveau par dialyse péritonéale continue ambulatoire (n=14). Les deux groupes étaient comparables.

Assiduité au programme d’exercice:

Parmi les 104 patients qui ont pu être réévalués à 6 mois, 87.5% ont rapporté leur assiduité au programme. Le nombre moyen de séances effectuées était de 119+/-103 (7-336), correspondant à 83% des séances prescrites. L’adhésion au programme d’exercice était élevée pour 55 patients et bas pour 49 patients. Les principaux déterminants de mauvaise participation étaient le peu d’intérêt, les problèmes orthopédiques, les problèmes intercurrents non orthopédiques et les problèmes liés au travail.

Effets du programme d’entrainement:

Pas d’effet observé sur la tension artérielle et la fréquence cardiaque. Pas d’impact sur les valeurs d’urée, créatinine, albumine, le bilan lipidique et les KT/V.

Amélioration significative du test de marche de 6 min (+41m vs +3 m, p< 0.001), et du test de résistance des membres inférieurs (5STS) (p<0.001) dans le groupe test par rapport au groupe contrôle, avec mise en évidence d’une relation dose-effet entre le niveau d’adhésion au programme et le gain sur ces aptitudes. (p< 0.001 pour TM6 et p=0.01 pour 5STS).

BJN#41

La proportion de patients incapables (totalement ou partiellement) d’effectuer l’épreuve 5STS était significativement réduite dans le groupe exercice.

Pas d’influence de la modalité de dialyse sur le résultat.

Qualité de vie et sécurité:

Pas de différence significative entre les groupes sur le score KDQOL-SF. (Les items portant sur les interactions sociales et les fonctions cognitives étaient améliorés).

Bonne tolérance globale du programme d’entrainement, aucun évènement indésirable majeur rapporté.

Pour les patients ayant complété le programme d’entrainement: réduction des hospitalisations (p=0.04)

Conclusion:

Ce travail multicentrique montre qu’un programme de réadaptation physique peu intense et individualisé, à domicile, permet une bonne adhésion des patients et des améliorations significatives des performances fonctionnelles. Les effets sont ténus en termes d’impact sur la morbi-mortalité, mais ceci est essentiellement du a la durée de l’étude. On peut en effet supposer un impact nettement plus significatif sur le long terme. La cohorte EXCITE a d’ailleurs montré sur un suivi étendu a 3 ans, qu’une progression de 40 m sur le TM6 entraine une diminution de 23% du risque de mortalité et une réduction de 8% du risque d’hospitalisation.

Merci à Guillaume Seret (Néphrologue ECHO Nantes, Comité Scientifique du CJN) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !