Actualités

actualites

Remplacement à Tahiti

2 postes de néphrologues sont libres  au sein du CHPF (centre hospitalier de Polynésie Française)

Il s’agit d’une activité en secteur public (Agent non titulaire de la fonction publique de Polynésie française)

Les remplacements possibles, au titre de  la vacance de ces 2 postes, sont de 1 mois minimum

 

L’activité est répartie en 3 unités ou les PH interviennent  tour à tour (en cas de remplacement courte durée l’activité peut être centrée sur l’hospitalisation ):

 

-Hospitalisation de  Néphrologie dans un service de 18 lits dont 3 de soins continus :

* diagnostic étiologique des néphropathies

*démarrage de dialyse en urgence

* maladies auto immunes à tropisme rénal

* transplantation rénale : post greffe immédiat et  complications au  long cours  ( prélèvements sur donneurs vivants, eme et greffe faits sur place )

Les gestes techniques (pose de voie centrales tunnélisées ou non , pbr , pbg sont faites dans la salle technique du service

Le service de néphrologie assure également les échanges plasmatiques (indication néphrologique ou autre)

– unité d’Hémodialyse  chronique contigue au service de néphrologie (190 patients)

la dialyse péritonéale aigue ou les replis sont pris en charge en hospitalisation, en collaboration l’association APURAD

 

– unité  de consultation (néphrologie polyvalente, suivi des maladies auto-immunes et suivi des transplantés)

Ces 2 derniers secteurs sont assurés par des PH dédiés
Les contacts :

– alain.fournier@cht.pf (chef de service) ,tel : + 689 87777277

– pascale.testevuide@cht.pf ,tél +689 87283477

Slogans : qui gagnera son voyage à l’EDTA ?

Affiche concours slogan2ème étape du concours de slogans !

Nous avons reçu de nombreuses propositions, et il a fallu faire des choix… Voici donc, soumis à vos votes, une sélection des slogans retenus par nos soins. Ils émanent de 8 membres différents qui nous ont envoyés leur contributions.

Certains de ces slogans sont légers, d’autres plus directs, certains sont décalés, d’autres plus terre à terre…

A vous de faire votre choix, et d’envoyer un jeune néphro à l’ERA-EDTA 2018 à Copenhague !

Rappel : un seul vote par personne (les doublons ne seront pas comptabilisés)

Quelle est votre adresse mail ? (sera utilisée pour vérifier l'absence de vote en double)

BJN#55 Quand on détecte du donneur chez le receveur, ça chauffe…

Cell free DNA and active rejection in kidney allografts

Introduction

En transplantation cardiaque l’élévation de l’ADN circulant du donneur est associée à la survenue d’un rejet aigu du transplant. L’ADN circulant du donneur pourrait aussi permettre la surveillance du rejet aigu en transplantation rénale en absence de marqueurs non invasifs fiables et disponibles.

 

Patients/matériels et méthodes

Etude prospective observationnelle menée sur 384 patients transplantés rénaux, ayant eu une biopsie du greffon et un prélèvement sanguin. Etude menée sur un an dans 14 centres américains. Le taux d’ADN circulant du donneur est quantifié sur une plateforme de séquençage à haut débit. Les biopsies ont été lues et classées selon le Banff 2013.

 

Résultats

107 biopsies et prélèvements ont pu être analysés. 27 biopsies ont montré un rejet aigu humoral ou cellulaire. Le taux d’ADN du donneur circulant était significativement plus haut en cas de rejet aigu (1.6% versus 0.3%) et encore plus parlant lorsqu’il s’agissait d’un rejet aigu humoral (2.9% en moyenne, n=16) avec une aire sous la courbe de 0.87 pour la discrimination rejet aigu humoral versus autre. Le cut-off d’ADN circulant du donneur déterminé pour indiquer la probabilité de rejet aigu est >1%.

BJN#55 - Figure

 

Conclusion

Les plus du papier : il s’agit d’un marqueur innovant et non invasif

Les critiques : Les auteurs préconisent un suivi mensuel du taux circulant d’ADN du donneur ce qui est coûteux et nécessite une plateforme adaptée. De plus cette recherche n’est pas standardisée à l’heure actuelle.

Merci à Clothilde Muller (Néphrologue à Strasbourg, Comité Scientifique du CJN) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !

BJN # 54 Du nouveau dans le traitement des rejets chroniques ?

Assessment of Tocilizumab (Anti-Interleukin-6 Receptor Monoclonal) as a Potential Treatment for Chronic Antibody-Mediated Rejection and Transplant Glomerulopathy in HLA-Sensitized Renal Allograft Recipients

Introduction

Augmenter la survie des greffons après transplantation rénale est un enjeu majeur. Le développement d’anticorps dirigés contre le donneur (DSA) conduit à un rejet chronique médié par les anticorps et à des lésions de doubles contours, responsables de la majorité des pertes de greffons aux Etats-Unis et en Europe. Cela réduit la qualité et la durée de vie des patients et augmente leur coût. Il n’existe pas à ce jour de traitements approuvés pour ces rejets chroniques. Les données suggèrent que la cytokine pro-inflammatoire interleukine 6 (IL-6) peut jouer un rôle important dans la génération de DSA et la survenue de rejet chronique médié par les anticorps. L’objectif de cette étude était donc d’étudier un traitement visant à bloquer le récepteur à l’IL6 (Tocilizumab) comme traitement du rejet chronique médié par les anticorps.

Patients/matériels et méthodes

Dans cette étude, les auteurs ont inclus 36 patients transplantés rénaux ayant un rejet chronique médié par les anticorps et pour certains des lésions de doubles contours et ayant eu un échec du traitement standard incluant des IVIg, du rituximab et/ou des échanges plamastiques. Les patients ont reçu un traitement de sauvetage avec du Tocilizumab en perfusions mensuelles.

 Résultats

Les patients traités par Tocilizumab ont démontré une bonne survie du greffon et du patient (80% et 91% à 6 ans, respectivement). Des réductions significatives des DSA et une stabilisation de la fonction rénale ont été observées à 2 ans. Aucun effet indésirable significatif ou aucun événement indésirable grave n’a été observé. L’étude de biopsies avant et après traitement ont montré une réduction de l’inflammation micro vasculaire (g+ptc de la classification de Banff) (p=0.0175), une diminution du marquage C4d (p=0.0318), ainsi qu’une stabilisation des lésions de doubles contours et de fibrose interstitielle et d’atrophie tubulaire.

BJN 54

Conclusion

Ainsi, le Tocilizumab fournit de bons résultats à long terme pour les patients atteints de rejet chronique médiés par les anticorps et de doubles contours, en particulier par rapport aux traitements historiques publiés. L’inhibition de la voie du récepteur de l’IL-6-IL-6 peut représenter une nouvelle approche pour stabiliser la fonction rénale et prolonger la vie des patients.

Les plus du papier

Il s’agit d’une des premières études démontrant un effet positif d’un traitement sur les rejets chroniques médiés par les anticorps.

Les critiques

L’étude est limitée par le petit effectif (n=36). Mais il s’agit d’une étude pilote et une nouvelle étude avec un plus grand nombre de patients est en cours.

Enfin il n’y a pas de groupe contrôle de patients ayant eu un rejet chronique médié par anticorps, ayant eu un échec du traitement standard et n’ayant pas reçu de Tocilizumab. Cependant la survie des greffons en comparaison aux données publiées est au-dessus de la moyenne ce qui est très encourageant.

Merci à Olivier Aubert (Néphrologue HEGP, Paris, Comité Scientifique du CJN) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !

Existe-t-il du sexisme dans les études médicales ? Lancement d’une grande enquête nationale par l’ISNI

La profession médicale française se féminise. Pourtant, il existe toujours un plafond de verre. La présence de sexisme durant les études pourrait être une des raisons.
Dans les autres pays occidentaux, les enquêtes sont unanimes : 30 à 50% des étudiants en médecine sont confrontés à du sexisme durant leur formation et sur leur lieu de travail. En France, les témoignages se multiplient à ce sujet. 
Pour lutter contre le sexisme, il faut d’abord l’évaluer.
 
C’est pourquoi, l’InterSyndicat National des Internes lance la première grande enquête nationale sur le sujet dans les études médicales, auprès de tous les internes de France : http://isni.limequery.com/395859?newtest=Y&lang=fr.
 
L’objectif est bien sûr de dénoncer ces discriminations et d’en comprendre l’impact sur les choix de carrière et sur le quotidien des jeunes médecins.
 
Les résultats seront présentés à l’Université de Rentrée de l’ISNI, le 18 novembre. Ils devront aboutir à une prise de conscience de la communauté médicale et à des mesures concrètes contre le sexisme dans le monde médical. 
 
L’ISNI condamne toute forme de sexisme, du sexisme ordinaire au harcèlement sexuel, envers les femmes et les hommes. Le sexisme dans les études médicales ne doit plus être un tabou. Les internes doivent se saisir du sujet pour être un des principaux acteurs du changement.

 Affiche sexisme ISNI_envoi

Contacts presse :

Alizée PORTO – Vice-présidente droits des femmes – droitsdesfemmes@isni.fr

Olivier LE PENNETIER – Président – president@isni.fr | 06.50.67.39.32

L’AIRBP recherche un néphrologue

L’Association des Insuffisante Rénaux de Beauce et Perche recherche un néphrologue temps plein, salarié selon FEHAP (échelon et ancienneté).
4 sites : Chartres (Site administratif – 80 km de Paris – 1h10 Paris/SNCF), Châteaudun, Nogent le Rotrou et Dreux.
Activité :
– dialyse (autodialyse, UDM, entrainement et dialyse à domicile)
– Consultations : suivi de patients dialysés, de néphrologie (trouble hydro-électrolytique, HTA, toxémie gravidique, lithiase), suivi de patients transplantés rénaux
– avis sur sites hospitaliers (Châteaudun, Nogent le Rotrou, Dreux).
Partenariat par convention avec les centres hospitaliers de Chartres, Châteaudun, Dreux, Nogent le Rotrou (replis, hospitalisations, avis), Rambouillet et CHRU de Tours.
Equipe de 4 néphrologues, 1 temps plein et 3 temps partiels. Encadrement des équipes IDE (HDF, suivi d’abord vasculaire, information pré-dialyse, ETP…). Visioconférence avec CHU de Tours pour la prise en charge des patients transplantés.
Projet d’extension d’activité (Dreux – 80 km de Paris – 1h10 Paris/SNCF), création d’un centre AD de 12 postes.
Contacter le Dr GODART (Présidente de la CME) au 02 37 30 18 43 ou mail cgodart@airbp-dial.fr

Séminaire Recherche : une franche réussite !

Pour la 5ème année consécutive, Lyon a de nouveau accueilli le Séminaire Recherche de la Société Francophone de Néphrologie, Dialyse et Transplantation (SFNDT). Initié sous la présidence de Maurice Laville, l’objectif de ce séminaire est de faire découvrir (aimer ?) la Recherche aux jeunes néphrologues.

sr1Dès le début, votre CJN a été associé et participe activement à sa réussite en communiquant très en amont et en finançant une grande partie de la logistique. Cette année encore, le CUEN a aussi apporté sa pierre à l’édifice et ce sont près de 40 internes qui ont pu y assister, témoignant du vif intérêt qu’il suscite. En 36 heures, ont été balayées la quasi totalité des notions indispensables à l’amorce d’une carrière dans la Recherche en néphrologie. Que vous vouliez faire un mastère 2, une thèse de science, lancer une étude clinique dans votre service ou tout simplement boucler votre thèse de médecine, tout y est.

Autour d’interventions très pratico-pratiques (rédiger une demande de financement, écrire un article, démarches administratives à faire, etc…), des chercheurs de tous horizons (médecins et non-médecins), des plus jeunes (venant de terminer leur mastère 2) aux moins jeunes (faisant un retour sur l’ensemble de leur carrière), ont donné un aperçu des embûches et des réussites qu’ils ont rencontré et ont pu partager quelques « trucs et astuces » pour s’en sortir en toute occasion.

SR2Dans une atmosphère particulièrement bienveillante, les échanges ont pu se faire en particulier au cours des pause-café et repas spécifiquement aménagés pour ça. Cette réunion se veut désormais le point de rencontre des nouvelles « forces vives » de la néphrologie. L’an prochain, l’aventure continue alors n’hésitez pas à y (re)venir !

BJN # 53 Etude des trajectoires de DFG ou quand le chemin est aussi important que la destination finale

Identifying subgroups of renal function trajectories

 

Le débit de filtration glomérulaire (DFG) est un des critères d’évaluation d’un grand nombre d’études en néphrologie. Outre les problèmes posés par l’estimation précise du DFG, nombre d’étude utilisent des critères tels que la réduction de 50% du DFG ou l’initiation d’un traitement de suppléance ou étudient la pente de décroissance du DFG. Ces méthodes sont simples mais entrainent une perte majeure d’information car elles ne prennent pas en compte l’évolution réelle du DFG au court du temps ou considèrent cette évolution comme linéaire, ce qui n’est souvent pas le cas.

Dans cet article les auteurs présentent l’utilisation de modèles linéaires mixtes à classes latentes (LCMM) permettant de définir différentes trajectoires de DFG basé sur les données de 1967 patients présentant une maladie rénale chronique stade 1 à 5 inclus dans la cohorte NephroTest.

BJN 53

La comparaison des caractéristiques cliniques des patients entre les différentes classes permet de définir le profil des patients associés aux trajectoires de DFG. Si les résultats peuvent sembler souvent cliniquement évidents (par exemple plus de glomérulopathies dans le groupe de patients avec déclin rapide de DFG), cette approche a l’intérêt d’évaluer de façon plus appropriée l’évolution du DFG, de pouvoir mettre en évidence et étudier des sous-groupes particuliers de patients et in fine de pouvoir proposer des stratégies de traitements/préventions mieux adaptées.

 

Merci à Julien Hogan (Néphrologue à Paris, Comité Scientifique du CJN) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !

Les jeunes Néphrologues publient #3 : Glomerulonephritis and granulomatous vasculitis in kidney as a complication of the use of BRAF and MEK inhibitors in the treatment of metastatic melanoma

Le CJN s’attache à mettre en avant les travaux scientifiques de ses membres et de la jeune génération néphrologique. Nous relayons ici l’article de Mehdi Maanaoui et son équipe (Interne, Lille), dans Clinical Case Report Medecine. Félicitation à eux pour ce beau travail!

Glomerulonephritis and granulomatous vasculitisin kidney as a complication of the use of BRAF and MEK inhibitors in the treatment of metastatic melanoma

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28640105

Mehdi Maanaoui1, MD, Camille Saint-Jacques1, MD, Viviane Gnemmi2, MD, PhD, Marie Frimat1, MD, PhD, Arnaud Lionet1, MD, Marc Hazzan1, MD, PhD, Christian Noël1, MD, PhD, François Provot1, MD

  1. University of Lille, CHU Lille, Nephrology Department, F-59000, Lille, France
  2. University of Lille, Inserm, Pathology Department CHU Lille, UMR-S 1172 – JPARC – Jean-Pierre Aubert Research Center, F-59000 Lille, France

Contexte : Les inhibiteurs de BRAF et MEK, en agissant sur la voie MAP-kinase, ont considérablement amélioré le pronostic du mélanome métastatique. Ils peuvent entrainer cependant des effets indésirables rénaux. La majorité de ces effets indésirables sont liés à l’utilisation des inhibiteurs de BRAF, responsables de néphrite interstitielle avec nécrose tubulaire aiguë.

Case-report : Nous rapportons un cas unique de glomérulonéphrite avec vascularite rénale chez une patiente traitée par inhibiteurs de BRAF et MEK pour un mélanome métastatique. La patiente est une femme âgée de 55 ans, présentant le diagnostic de mélanome de la cuisse droite avec métastases pulmonaires. Elle débute en Novembre 2015 un traitement par Encorafenib et Binimetinib, respectivement de nouveaux inhibiteurs de BRAF et MEK. Deux mois après le début du traitement, on retrouve une dégradation de sa fonction rénale accompagnée d’une protéinurie significative. La biopsie rénale montre une glomérulonéphrite proliférative extra-capillaire avec réaction granulomateuse. Le bilan immun est alors négatif. La fonction rénale récupère rapidement intégralement après arrêt de la chimiothérapie, sans recours à un traitement par immuno-suppresseurs.

Glomerulonepritis

Biopsie rénale du patient avec mélanome métastatique traité avec des inhibiteurs de BRAF montrant
la glomérulonéphrite associée à une lésion des podocytes.

Discussion : La totalité des effets indésirables rénaux secondaires à l’utilisation des inhibiteurs de BRAF ou de MEK dans la littérature sont liés aux inhibiteurs de BRAF. De précédentes études rapportent également un lien physiopathologique entre l’inhibition de BRAF et des lésions podocytaires. Par conséquent, l’Encorafenib semble être le principal responsable de la pathologie de la patiente. Cependant, ils existent des preuves quant à l’implication de l’inhibition de la voie MAP-kinase dans l’apparition d’une auto-immunité. L’utilisation du Binimetinib pourrait alors également jouer un rôle dans la pathologie et la combinaison des deux médicaments faciliter cette réponse auto-immune à tropisme rénal.