Actualités

actualites

Quel pronostic de la myelodysplasie chez les hémodialysés ? Etude SM-dial

Le Dr Hanza Ayari conduit un travail sur l’évolution du syndrome myélodysplasique dans la population dialysée chronique, intitulé « SM-dial ».
En effet, les informations sur ce sujet dans la littérature sont pauvres voire inexistantes.
Il s’agit d’un travail rétrospectif  sur les patients dialysés (hémodialyse/DP) pour lesquels un diagnostic de myélodysplasie a été fait. L’objectif est de décrire l’évolution clinique et biologique de ces patients en dialyse,  et notamment la gestion des ASE  et transfusion, les complications ( pancytopenie, acutisation) et la survie. La cohorte est composée actuellement de 13 patients (dans 5 centres en France). Les critères d’inclusion sont simples : patients en dialyse (DP ou hémodialyse) pour lesquels un diagnostic de myélodysplasie  par myélogramme (+/- analyse génétique) a été fait, avant ou après la mise en dialyse.

Si vous souhaitez inclure un patient, vous pouvez contacter le Dr Ayari : hamza.ayari@aphp.fr

BJN#63 Impact de la prématurité sur la fonction rénale

Preterm Birth and its Impact on Renal Health

Introduction

La prématurité est définie par une naissance avant 37 semaines d’aménorrhées (SA) (32 SA pour la grande prématurité). Ces enfants ont souvent un petit poids de naissance (PPN), conséquence de la prématurité en soi, mais aussi d’un retard de croissance intra-utérin (RCIU) surajouté pour certains. Le PPN est associé à une réduction de la masse néphronique du fait d’anomalies développementales au cours de la période fœtale et de la période post-natale immédiate. Le PPN est un facteur de risque reconnu de survenue de maladie rénale chronique et d’hypertension artérielle plus tard dans la vie.

 

Conséquences rénales de la prématurité :

Réduction néphronique :

Contrairement aux enfants nés à terme, la néphrogénèse se poursuit environ 40 jours après la naissance chez les enfants prématurés, mais leur maturation accélérée rend ces structures anormales. Le nombre de nephrons est proportionnel à l’âge gestationnel, mais l’existence d’un retard de croissance (RC) est un facteur de réduction néphronique supplémentaire. Les mécanismes en jeu sont multiples et mal connus.

Période post-natale :

La prématurité est également un facteur de risque d’insuffisance rénale aigue post-natale. On ne sait pas clairement dans quelle mesure la réduction néphronique est cause ou conséquence de l’IRA, et ce qui est imputable aux agents extérieurs (néphrotoxiques…). Il est démontré par ailleurs que la nutrition, sur le plan qualitatif et quantitatif, revêt une importance cruciale sur la masse néphronique et la fonction rénale ultérieure. En effet dans des modèles animaux avec retard de croissance, il a pu être mis en évidence une normalisation du nombre de néphrons et une réduction du risque d’HTA grâce à une prise en charge nutritionnelle adaptée.

Hypertension artérielle :

A 17 ans, il existe déjà une différence significative de PA (2.5 mmHg) entre les patients nés prématurés et ceux nés à terme. Le phénomène s’amplifie avec l’âge, conduisant à un sur-risque d’HTA proportionnel au niveau de prématurité (effet « dose-dépendant » retrouvé également avec le risque d’IRC). Là aussi, l’existence d’un RC intensifie le risque à l’âge adulte.

Fonction rénale :

Une étude réalisée chez des grands prématurés (moyenne d’âge 7.6 ans) a montré une réduction supplémentaire du DFG moyen en cas de RC. De manière intéressante, cette différence était observée aussi bien avec les retards de croissance survenant dans la vie intra-utérine que post-natale, confirmant la vulnérabilité rénale post-natale. A l’âge adulte, on retrouve également les effets additifs de la prématurité et du petit poids sur le pronostic rénal.

La réduction néphronique entraine la baisse de la réserve fonctionnelle permettant l’adaptation transitoire (grossesse) ou prolongée (Obésité, perte néphronique) de la fonction rénale.

Chez ces patients prématurés, la fonction rénale peut être maintenue dans les premières années grâce à l’hyperfiltration, qui peut être dépistée par la recherche de microalbuminurie. La détection précoce de la microalbuminurie pourrait permettre des mesures de nephroprotection précoces. Cette hyperfiltration peut amener à des lésions glomérulaires (glomerulosclérose, hyalinose segmentaire et focale) puis à une IRC.

Il n’est pas certain que la réduction néphronique soit en elle-même responsable du développement de la majeure partie des IRC, mais elle constitue certainement un facteur de risque de maladie rénale chronique en fragilisant la fonction rénale face à d’autres agressions (néphrotoxiques, autres néphropathies, obésité, pathologies associées…).

Autres atteintes :

L’insuffisance rénale aigue néonatale concerne 12% à 40% des enfants prématurés, et le risque augmente avec le niveau de prématurité. Ceci est accompagné d’une augmentation de la mortalité et des durées d’hospitalisation, ainsi qu’un potentiel sur-risque d’IRC.

L’immaturité des structures tubulaires est responsable d’un risque de néphrocalcinose (7 à 64% des grands prématurés) pendant la période post-natale. Dans plus de 75% des cas, la résolution est spontanée dans la 1ere année, mais certains conservent une hypercalciurie.

 

Conclusion :

La prématurité est un important facteur de risque d’HTA et d’IRC.

L’existence d’un retard de croissance est un facteur de risque additionnel.

Les différents risques induits doivent être dépistés et prévenus.

Il faut être attentif aux aspects nutritionnels et prévenir la survenue de l’obésité.

 

Merci à Guillaume Séret (Néphrologue Au Mans) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !

Le CJN publie : Revue sur le bicarbonate !

Dans la droite ligne de l’étude AlcalUN, le CJN est heureux de vous présenter la revue sur le bicarbonate publiée dans Néphrologie et Thérapeutique.

Vous y apprendrez tout sur cet ions central dans l’homéostasie, sa physiologie, son utilisation thérapeutique et la place centrale qu’il occupe dans le dialysat.

bicar

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Bravo à Julie Beaume et à l’ensemble des auteurs !

 

Soirée éthique : « Du paternalisme des médecins à l’autonomie de la personne »

Le Dr DALLAPORTA (Néphrologie, clinique Edouard Rist) organise en partenariat avec l’Espace Ethique, La société Francophone de Néphrologie Dialyse et Transplantation et la Fondation Santé Etudiant de France une soirée sur le thème : «Du paternalisme des médecins à l’autonomie de la personne ».

Le Jeudi 30 Novembre 2017 à 19h15-21h15 à la clinique Edouard Rist, 14 Rue Boileau, 75016, salle Maurice Jacques.

 

Le programme de la soirée sera le suivant : Emmanuel DUPUIS : modérateur

Débat libre avec les participants autour de la question : « Qu’est-ce que l’autonomie d’une personne ? »

– Bruno Dallaporta : Du paternalisme à l’autonomie de la personne : aspects philosophiques.

La réflexion autour de la personne malade doit sortir du champ des seuls médecins. C’est pourquoi des personnes malades et des personnes bien portantes seront aussi invitées pour enrichir le débat. Nous aurons la chance d’avoir parmi nous :

– Michel COULON, président adjoint de France Rein et « patient expert » qui nous aidera à réfléchir et à nous interroger sur le sens de nos pratiques

 – Christophe BAUDET, philosophe nous fera part de son regard extérieur à la médecine. Ceci est essentiel aussi.  

 

Une collation sera proposée.

Inscription par mail : bruno.dallaporta@fsef.net

Les jeunes Néphrologues publient #7 : Néphropathies surajoutées au diabète chez des patients présentant une néphropathie diabétique prouvée histologiquement

Néphropathies surajoutées au diabète chez des patients présentant une néphropathie diabétique prouvée histologiquement

Le CJN s’attache à mettre en avant les travaux scientifiques de ses membres et de la jeune génération néphrologique. Nous relayons ici le poster de Elsa Ferrière et son équipe (Paris, hôpital Necker). Félicitation à eux pour ce travail!

Néphropathies suajoutées

Cliquez sur ce lien pour visualiser le poster

WebCast Roche : Une REINvention de nos relation avec le patient ?

« Docteur, j’ai lu sur internet que… »roche

« Sur Facebook, mon cousin m’a parlé du vaccin contre la grippe… »

« Regardez, mon relevé tensionnel est sur mon téléphone! »

A l’heure des objets connectés et de la santé numérique, ces situations sont amenées à devenir de plus en plus fréquentes en consultation. Les patients, et notamment ceux atteints de maladie chroniques, sont de plus en plus demandeurs d’informations… et vont souvent les chercher eux même.

 

0001

La médecine de demain ne sera plus celle de la relation descendante entre un docteur délivrant la bonne parole et un patient passif écoutant sagement ce que nous lui disons. Face à cette évolution, comment concevoir la relation médecin malade ? Comment concevoir une nouvelle approche patient ?

 

Notre partenaire Roche vous propose une Webcast, animée par Jean Philippe BERTOCCHIO (HEGP, Paris – Président du CJN), Agnès CAILLETTE BEAUDOIN (Calydial, Lyon) et Dominique GUERROT (CHU Rouen), le 28 novembre à 19H. Pour participer ou simplement y assister, rien de plus simple : il suffit de se connecter à www.nephrologie.roche.fr.

Offre d’emploi à l’Hôpital Bichat

Un poste d’attaché temps plein sera disponible dans le service de néphrologie du Pr VRTOVSNIK à compter du 1er Janvier 2018 jusqu’au 1er Novembre 2018.

Poste comprenant une activité mixte de dialyse et de consultation : 
– dialyse (aigue et chronique) 
– consultation (consultations d’urgence, consultations de suivi de MRC, patients transplantés, consultation pré dialyse…) 

Service comprenant : 
– salle de 24 lits avec prise en charge IRA , IRC, patients transplantés à partir de J10. 
– HDJ avec activité importante de dialyse péritonéale 
– Dialyse avec 14 postes

Equipe dynamique comprenant 2 PUPH, 2 pH temps plein, 2 pH mi temps, plusieurs attachés, 2 CCA, 1 assistant et 5 internes (3 DES et 2 DFMSA)

Nombreux staff (dialyse, anatomopathologie, bibliographie …)

Contact : Pr Francois VRTOVSNIK (francois.vrtovsnik@aphp.fr)

Offre de remplacement – Clinique HELIONEPHRO

Dialyse et Croisière

La Clinique HELIONEPHRO (www.helionephro.com) propose à des Néphrologues, autorisés à exercer de façon autonome, des missions de 15 jours, pour le traitement de 8 à 12 patients hémodialysés, sur des bateaux de croisière en Méditerranée occidentale et orientale.

Vous pourrez choisir parmi 15 départs depuis différents « home port » comme Barcelone, Marseille, Nice, Gênes, Rome, Venise.

Vous serez le responsable scientifique d’une équipe de deux infirmières expérimentées en hémodialyse et d’un responsable technique pour le matériel.

Vous bénéficierez, sans avoir à en coordonner la maintenance, d’un plateau technique efficient comprenant des machines NIKKISO DBB 05 avec osmoseur itinérant et le consommable nécessaire.

L’acheminement vers le « home port » ainsi que la croisière « all inclusive » vous seront offerts.

 

Adressez les candidatures et votre C.V.  au Docteur BIANCHINI : contact@helionephro.com
Date : A partir d’Avril 2018
Durée : missions de 15 jours
Responsabilités :
patients hémodialysés

Offre de poste d’Assistant Spécialiste à Brest

Lieu : Brest (Finistère)

 

Activité mixte entre hôpital universitaire (CHRU BREST) et associatif (AUB Santé)

 

CHRU Brest :

  • secteurs d’hospitalisation (néphrologie, transplantation rénale)
    hémodialyse aiguë et chronique
  • aphérèse thérapeutique (échange plasmatique par centrifugation ou filtration, double filtration, cytaphérèse thérapeutique)
  • consultations (néphrologie et transplantation)

 

Associatif AUB Santé :

  • HD (centre, UDM, autodialyse, domicile)
  • DP (DPA, DPCA)

 

Poste disponible : à partir du 06 novembre 2017

 

Contacts :

  • Pr Yannick LE MEUR

Service de Néphrologie

Bd Tanguy Prigent

29200 BREST

02 98 34 70 74

yannick.lemeur@chu-brest.fr

 

  • Dr Marie-Paule GUILLODO

AUB Santé

60 rue Francis Thomas

ZA du Questel

29200 BREST

06 68 43 16 61

marie-paule.guillodo@chu-brest.fr

BJN#62 Le Belatacept : la panacée pour les mauvais greffons ?

Early Conversion to Belatacept in Kidney Transplant Recipient with Low Glomerular Filtration Rate

En 2010, les études BENEFIT et BENEFIT-EXT ont comparé l’utilisation du Belatacept (inhibteur de CTLA4 bloquant la prolifération lymphocytaire T par costimulation) aux anticalcineurines (CNI) en traitement de 1ère intention en transplantation rénale avec un bénéfice pour les patients traités par Belatacept ; même si il existait un surrisque de rejet. L’indication préférentielle actuellement du Belatacept est le switch des patients présentant une toxicité des anticalcineurines au cours de la transplantation. La MAYO Clinic a mené une étude rétrospective monocentrique entre 2012 et 2016 sur l’impact d’un switch précoce vers le belatacept des patients avec une mauvaise fonction de greffon.

Le protocole d’immunosuppression initial comprenait un traitement d’induction soit par Basiliximab soit par Campath ou ATG avec sevrage à J5 de la corticothérapie en cas de traitement par Campath/ATG ; le reste du traitement immunosuppresseur comprenait du tacrolimus dosé à 8-10 dans le 1er mois puis 6-8 ensuite associé à 1 gr x2/jour de Cellcept.

Les patients étaient inclus s’ils présentaient après 1 mois de transplantation un DFG stable < à 40 mL/min ; ils étaient exclus de l’étude si ils présentaient une sérologie EBV négative ou un DSA avec une MFI > 1000. Ce groupe était comparé à un groupe contrôle apparié selon de nombreux critères.

Trente patients ont été inclus dans chaque groupe avec une moyenne d’âge de 55,8 ans groupe contrôle et 54,1ans groupe Belatacept avec des donneurs de 49 ans dans chaque groupe. Le switch était réalisé dans un délai médian de 107 jours. La pente de DFG à 4 mois était significativement meilleure dans le groupe Belatacept (p= 0,045) mais non significative à 12 mois (p=0.075) (Tableau 1 et Figure 1). Comme dans les études BENEFIT et BENEFIT-ext, les rejets étaient plus importants dans le groupe Belatacept (5 rejets groupe Belatacept dans un délai médian 86 jours (63-114) avec 2 rejets bordeline, 2 grade IIA et 1 grade IB contre 0 dans le groupe CNI).

BJN62-Tableau 3 BJN62-Figure 1

En conclusion, cette étude de petite taille ne conclue pas à un intérêt du switch précoce vers le Belatacept pour les patients présentant un DFG < 40 mL/min sans preuve histologique d’une toxicité des anticalcineurines. En effet, la pente de DFG est améliorée dans les suites du switch (lié à l’effet hémodynamique de l’arrêt des CNI ?) mais n’est pas significative à 1 an du changement de traitement. De plus, le risque de rejet est nettement augmenté dans le groupe Belatacept et certaines études retrouvent un risque infectieux plus important lors des switchs Belatacept > CNI.

Merci à Léonard Golbin (Néphrologue à Rennes) pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !