7 – Les années 1990-2000 : arrivée de l’éplérénone et regain d’intérêt pour le blocage du MR

  • Les effets secondaires de la spironolactone tels que la gynécomastie ont été décrits dès les années 1950-1960 (1,2). La spironolactone a une interaction avec les récepteurs aux androgènes et à la progestérone.
  • Dans les années 70-80, plusieurs équipes tentent de synthétiser des antagonistes plus spécifiques du récepteur minéralocorticoïde pour limiter ces effets secondaires.
  • La synthèse de l’éplérénone  par l’équipe de J Grob et de De Gasparo du laboratoire Ciba-Ceigy en 1987 à partir de dérivés de la spironolactone et des ses métabolites découle de ces tentatives (2).
  • Dans les années 90, le blocage du MR suscite un regain d’intérêt suite à la mise en évidence des effets extrarénaux de l’aldostérone

  • Les observations sur les effets extrarénaux de la stimulation du MR conduisent au lancement de l’essai RALES (Randomized Aldactone Evaluation Study) qui a un grand retentissement(1)
    • RALES compare chez 1663 patients insuffisants cardiaques modérés à sévère une thérapie standard vs une thérapie standard avec des faibles doses de spironolactone.
    • Cet essai est interrompu prématurément après une réduction de 30 % de la mortalité dans le groupe spironolactone due à une diminution de la fibrose cardiaque indépendamment de l’effet sur la pression artérielle.
  • L’éplérénone est initialement approuvée en 2002 aux états Unis pour le traitement de l’HTA. Les essais EPHESUS et EMPHASIS-HF confirmeront son effet bénéfique sur la mortalité dans l’insuffisance cardiaque (2,3).
  • Dans l’HTA résistante, la spironolactone est mise au goût du jour par les résultats de l’analyse post hoc de l’étude ASCOT-BPLA (4). La spironolactone est maintenant largement utilisée après les résultats entre autres de l’étude PATHWAY-2 (5)
CJNephro

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