8 – Inhibiteurs stéroïdiens du MR, un manque d’études bien faites dans la MRC

  • Par contraste, l’effet néphroprotecteur de l’éplérénone et de la spironolactone est moins bien démontré.
  • Plusieurs études de faible niveau de preuve indiquent que la spironolactone (1-4) et l’éplérénone (5) ont un effet antiprotéinurique en association avec les IEC/ARA2.
  • Le bénéfice était cependant constant avec une diminution de l’albuminurie de 30 à 48 % chez des sujets avec une néphropathie protéinurique et un diabète de type 1(1), de type 2 (2,4,5) ou avec une MRC protéinurique non diabétique (3)
  • Une méta-analyse Cochrane publiée en 2020 (6) a analysé 44 études réunissant 5745 participants traités par antagonistes du MR en addiction aux ARA2/IEC. La plupart des études étaient sous dimensionnées ou/et avec un haut risque de biais. Il était conclu, avec un faible niveau de preuve que les bloqueurs du MR diminuaient possiblement la protéinurie et la TA chez des patients avec une MRC légère à modérée sans effet démontré sur le risque d’IRC terminale et au prix d’une majoration des risques d’hyperkaliémie, de gynécomastie et d’insuffisance rénale aiguë (cf figure).
CJNephro

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