BJN#161 – Savons-nous évaluer la surcharge hydrique de nos patients en dialyse péritonéale?

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BJN#161 – Savons-nous évaluer la surcharge hydrique de nos patients en dialyse péritonéale?

Baseline hydration status in incident peritoneal dialysis patients: the initiative of patient outcomes in dialysis (IPOD-PD study)† 

Merci à Salvatore Citarda, Néphrologue à Lyon, membre du Comité Scientifique du CJN, pour cette synthèse bibliographique. Vous aussi, n’hésitez pas à nous envoyer vos lectures !

Introduction 

La surcharge hydrosodée  chez les patients en dialyse péritonéale est associée à une augmentation de risque de mortalité, d’augmentation du risque cardiovasculaire et de nombreuses complications.

Le but de l’étude est de mieux  comprendre l’association entre la pratique clinique,  l’évaluation de l’état nutritionnel et hydrique et l’effet sur la survie des patients.

Méthodes :

Il s’agit d’une étude de cohorte prospective, internationale  et observationnelle visant à suivre l’état d’hydratation et nutritionnel des patient incident en dialyse péritonéale pendant 5 ans  via l’utilisation du BCM. (Body composition Monitor). Les paramètres ont été récoltés avant le démarrage de la DP, à 1 mois et à 3 mois de traitement, puis tous les 3 mois.

Résultats :

Entre janvier 2011 et décembre 2012, 1092 patients incidents en DP ont été inclus provenant de  135 centres situés dans 32 pays.

Dans le Tableau n°1 : Description des caractéristiques de la population selon l’état d’hydratation.

Dans le Tableau n° 3 : Caractéristiques de la population la perméabilité de membrane.

Discussion :

La majorité des patient (56,4%) qui démarrent la DP ont un statut d’hyperhydratation . Ce statut est plus sévère chez les hommes (66,8%) et chez les diabétiques (71,3%).

Il existe  une discordance entre l’appréciation clinique et l’évaluation objective via le BCM.  Cette hyperhydratation est le résultat de plusieurs facteurs tels que les pratiques thérapeutiques pendant le stade d’IRCT, diabète, le statut transporteur, la prescription de DP.

Ceci peut avoir des conséquences importantes en termes de survie et de préservation de la fonction rénale résiduelle.

Conclusions :

Une large partie des patients incidents en DP ont un état d’hyperhydratation au démarrage de la technique. Il existe une discordance entre l’appréciation clinique et l’évaluation du statut d’hydratation objective. L’appréciation clinique, accompagné par une évaluation objective en routine de l’état d’hydratation via le BCM permettrait de mieux apprécier et d’améliorer la prise de décision par rapport à l’hyperhydratation.

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