Nephro World Cup : Demi Finales !

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Nephro World Cup : Demi Finales !

Voici les demi finales de la Nephro World Cup ! Pour choisir le candidat du CJN, rendez-vous sur notre compte twitter
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Brésil vs Angleterre

Angleterre-BresilL’article du Brésil, par notre Envoyée Spéciale Lucile Figuerinho :

Ils ont bien transpirés les brésiliens à cause du ballon rond, alors quoi de mieux que de s’interroger sur la quantification de la perte sodée au niveau des reins ?
L’objectif, savoir si la natriurèse des 24 heures peut être estimée à partir d’un seul échantillon d’urine. La conclusion, c’est un bel effort mais on peut s’attendre à encore quelques sueurs froides après les résultats de ce nouveau match !

L’article de l’Angleterre, par notre envoyé spécial Louis Kane-Laforcade :

La gestion des situations d’urgence en salle de dialyse est un des challenges de la formation de néphrologue : l’apprentissage des bons réflexes, tant en terme de connaissance que d’organisation peut en effet permettre de sauver des vies et d’éviter des issues dramatiques.
L’équipe de Watson a donc testé un modèle innovant d’apprentissage : une simulation par mannequin reproduisant les principales situations d’urgence (arrêt cardiaque, choc septique sur KT contaminé, hémorragie digestive…). Le mannequin était adapté pour la dialyse, avec possibilité d’y implanter un cathéter ou de le munir d’une fistule. 7 sessions de formation de 75 minutes étaient organisées, sous la supervision d’un néphrologe sénior et d’une infirmière expérimentée.
47 professionnels (18 médecins en centre de dialyse et 29 IDE en unité autonome) ont pu suivre cette formation. Celle ci a permis un net gain d’assurance dans la prise en charge des situations critiques : entre 1 et 2 points gagnés sur l’échelle d’autoévaluation (sur 5) entre le pré et post-test. Cela a par ailleurs permis de mettre en évidence et de corriger des « menaces latentes » pouvant faire perdre de précieuses minutes (« mais ou est le chariot d’urgence ? ») ou empecher à tort la réalisation de certains gestes (« puis-je choquer mon patient alors qu’il est branché ? »).
Bref, une stratégie originale, un collectif bien huilé, l’Angleterre a toute ses chances pour la suite de la compétition !

Argentine vs Espagne

argentine espagneL’article de l’Argentine, par notre envoyé spécial Christophe Messi :

Dans les maladies héréditaires liées à l’X, la plupart d’entre nous se rappellent le concept : les hommes sont malades, et les femmes sont « seulement » porteuses. Or, de plus en plus de données récentes contribuent à rendre caduc ce vieil adage, comme cette étude Argentine réalisée chez 35 femmes atteintes d’une maladie de Fabry.  L’âge moyen de ces femmes était de 26 ans (13 étaient mineures). L’activité de la alpha-galactosidase a été testée chez 29 d’entre elle, et retrouvée normale dans 82% des cas. Parmi les 35 femmes, seulement 26% d’entre elles présentaient une fonction rénale normale : 32% avaient une diminution du eDFG, et 42% présentaient une hyperfiltration glomérulaire. De plus, 46% des femmes présentaient une albuminurie significative. L’étude de cette cohorte argentine, portant sur une maladie génétique rare, remet en perspective la physiopathologie et le diagnostic de la maladie de Fabry chez la femme. Le faible nombre de patientes dans la cohorte ne doit pas faire perdre de vue les importantes proportions de patientes présentant des anomalies rénales.

Le match contre la France s’annonce serré. Et même si notre cœur à tous penche du même côté, force est de constater que sur ce match là, l’Argentine a les moyens de l’emporter. Et de plus, les Bleus ont déjà validé leur billet pour les 1/8e, laissons donc Messi and co faire leur petit bonhomme de chemin pour se hisser – pourquoi pas, pour la 1ere fois – sur la plus haute marche de la Nephrology World Cup.

L’article de l’Espagne, par notre envoyé spécial Louis de Gea :

Avec  leur joueur star, « Rotablator », l’Espagne nous propose une sélection attrayante : la coronarographie rotationnelle permettrait de prévenir la néphropathie induite par les PDCI (CIN).
L’étude proposée a inclus 235 patients nécessitant une coronarographie. Le choix de la technique (coronarographie rotationnelle vs technique conventionnelle) était laissé au choix de l’opérateur.
Alors que les patients traités par coronarographie rotationnelle étaient plus à risque de CIN car plus vieux et DFG de base plus bas, l’incidence de la CIN était nettement plus basse (4.3% vs 22.7%), et cette différence se retrouvait également en analyse multivariée. Un des facteurs d’explication était la moindre quantité de PDCI administré.
Une défense solide et une attaque en forme, l’Espagne s’annonce comme un sérieux concurrent pour cette world Cup!

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